La semaine passée, j’ai animé la retraite spéciale Bhagavad Gita. Première fois en ligne, et franchement, j’ai adoré le format : cinq jours, dix sessions intenses… et d’après les participants, ils ont aimé aussi (ou alors ils mentent bien, rires).
Chacun est reparti avec quelque chose de différent, selon son chemin. Même les membres de la Sangha, pourtant habitués à mes enseignements, ont découvert de nouvelles facettes d’eux-mêmes et de la réalité.
Les sessions étaient tellement denses que j’ai même ajouté trois mini cours imprévus, à la demande des participants : les 5 kosa (voiles) qui nous empêchent de voir la réalité, la différence entre un libéré réalisé et un libéré actualisé (oui, il y a plusieurs niveaux de réalisation) et enfin le libre-arbitre existe-t-il vraiment ou pas…? Ces questions étant tellement pertinentes et fondamentales, je ne pouvais pas leur répondre en 2 phrases…
Le lendemain, par contre, j’étais en mode zombie : sieste de 3 heures (moi qui ne dors jamais l’après-midi). Un tel contre-coup, c’est signe qu’il y a quelque chose à ajuster. Voilà ce que j’ai compris :
1/ Je donne beaucoup trop ! Je veux tellement que les participants repartent « avec quelque chose de concret » que j’en fais trop. J’avais structuré toute la retraite, chaque session était millimétrée, afin qu’ils puissent repartir avec un document sous la main qui reprenait tout. Le problème, c’est que cela m’a trop enfermée dans la pédagogie. Je suis une enseignante, certes, mais avant tout inspirée. Suivre à la lettre un cours de A à Z me freine dans mes élans créatifs et connectés et sollicite beaucoup trop mon cerveau méticuleux.
2/ J’en ai fait trop lors de cette retraite car j’ai pris l’habitude de travailler sur le long terme avec les gens. Les membres de ma Sangha y étant engagés pour un an, j’ai le temps d’infuser en eux la connaissance qui les libérera. Lors de nos rendez-vous live, je passe une bonne heure à enseigner ensuite on passe à eux, à leurs exemples de vie concrets et à comment intégrer les enseignements du Vedanta dans leur existence. Tandis qu’ici, je voyais pour la première fois des gens que je ne reverrai peut-être jamais et j’ai réalisé à quel point je m’étais inquiétée qu’ils ne repartent pas avec suffisamment. Un peu comme si j’avais tenté l’impossible : qu’ils comprennent toute la Gita et le Vedanta en 5 jours !
3/ Même si je suis très fière de ces 5 jours et des pépites que j’y ai livrées, j’ai oublié l’essentiel : parfois, sur une retraite, ce sera un seul mot ou une seule phrase qui changera la vie des gens. Il faut que j’arrête de me charger l’horaire avec autant de contenu et que je laisse plus de place à la magie de la vie – Isvara (l’Intelligence Cosmique aux commandes/Dieu). Comme je le fais déjà avec ma Sangha, il faut que je me serve de mon canal afin d’offrir encore plus les messages dont les participants ont besoin, plutôt qu’un cursus complet. Au final, c’est eux que je dois servir, pas ma passion pour les Écritures et le Vedanta.
En conclusion, aucun regret mais, la prochaine sera un peu différente. Moins de structure, plus de place au spontané et à la guidance directe d’Isvara. Quand je canalise, c’est léger et fluide, ça ne m’encombre pas le cerveau et ne me demande aucune énergie. Tenir un cours dense par contre, si. J’ai nettement vu la différence par rapport à mes rencontres bimensuelles avec la Sangha.
Sangha que j’ai hâte de retrouver ce mercredi, dans la bonne humeur, la légèreté et l’oeil d’Isvara qui veille au grain… Si la transformation assurée et irréversible t’intéresse, c’est là que ça se passe… https://entrepreneures-spirituelles.com/accompagnements/

