DELPHINE DEBAUVE / Entrepreneure Spirituelle Rebelle

Je suis née le 14 février 1974 en Belgique et c’est à l’adolescence que la rebelle en moi a vu le jour. Je n’aimais pas les règles et j’avais un (gros) problème avec l’autorité.

À 18 ans mes parents me traitaient de marginale, il était évident que je commençais déjà à penser différemment. Avec une intelligence au-dessus de la moyenne et des parents universitaires, mon père s’attendait à ce que je fasse au moins un ingéniorat. Seulement moi ça ne m’intéressait vraiment pas. J’ai joué au jeu de l’université 2 ans à peine, puis j’ai craqué. J’avais soif de liberté, soif de vivre, soif de gagner ma vie et mon indépendance.

Alors un jour, à l’âge de 20 ans, j’ai dit stop au système (scolaire) et j’ai claqué la porte de la maison familiale. Mes parents étaient trop strictes pour moi, j’étouffais. Je suis partie avec un sac de sport sous le bras et j’ai vécu dans… une cave avec une toximane… !

À 23 ans, passionnée de cinéma, je reprenais un vidéo club alors que personne dans la famille n’était indépendant. Quatre ans plus tard, pour ne pas mettre la clé sous la porte, je m’associais à une chaîne locale de vidéo clubs mais n’étant plus vraiment maître à bord je n’ai tenu qu’une année sous ce régime et suis repartie sur le marché de l’emploi.

À l’âge de 30 ans j’avais une belle situation comme on dit. J’étais directrice administrative d’un groupe de tavernes irlandaises en Belgique. Je ne travaillais que 30 heures par semaine pour un temps plein et un patron irlando-américain qui vivait dans le sud de l’Espagne. Je gagnais bien ma vie mais, au-delà de ça, j’ai surtout énormément appris à ses côtés de la manière de faire des affaires. À ce moment-là je n’avais encore aucune idée à quel point l’Univers préparait mon chemin à travers ces expériences ultra précieuses.

Puis j’ai rencontré mon 3ème mari… Oui, côté sentimental j’ai fait aussi original. Je me suis mariée trois fois, à trois étrangers. Le mix des cultures a toujours été pour moi une richesse plutôt qu’un handicap.

J’ai toujours su que je ne finirais pas mes jours en Belgique, c’était une évidence pour moi. J’adorais voyager, comme mes parents, mais je savais que j’appartenais au monde et que mon pays était trop petit pour moi. Et c’est là que mon italien a débarqué (le no 3). À peine quelques mois ensemble et j’ai quitté mon emploi en or chez mes irlandais pour le suivre à l’étranger. Nous avons vécu en Hongrie, à Rome, en Martinique, et depuis 2017 nous vivons dans le sud de l’Italie dans sa région natale.

Étant donné que j’avais perdu toute stabilité professionnelle, c’est en 2014 que j’ai décidé de me remettre à mon compte. J’avais 40 ans et j’étais jeune maman d’un bébé de quelques mois. Depuis l’époque des vidéos clubs, les choses avaient changé… il y avait maintenant Internet !

J’avais un côté geek et j’avais suivi pour le plaisir des formations en webdesigning, langage html et java, et en création d’animations informatiques. Alors j’ai pensé tout simplement à proposer mes services en tant qu’assistante virtuelle (assistante administrative sur le web). Comme ça, pas besoin de me déplacer, pas besoin de mettre Alessio à la crèche (en plus je n’en avais pas les moyens) je pouvais travailler selon mes horaires.

Les 4 premiers mois ont fait un flop total, je n’ai eu que 2 clientes !!! Pourtant, je n’ai pas abandonné. Et l’Univers faisant toujours bien les choses, de fil en aiguille je me suis spécialisée dans les outils marketing jusqu’à tomber amoureuse de ces fameuses newsletters… J’ai alors pris une formation $$$$ aux USA avec Ryan Deiss, un grand nom dans le domaine, et je suis devenue une « email marketing specialist ».

J’étais maintenant Mme Newsletter, et connue sur le web. En 2015 il n’existait aucune femme francophone spécialisée en email marketing, et c’est encore vrai aujourd’hui. Celles qui le proposent font d’autres choses, ce n’est qu’une prestation qui fait partie d’un tout pour elles. Moi je ne faisais que de la newsletter et j’adorais ça. Rien que le mois d’octobre 2016, dernier mois de mon activité en tant qu’email marketeuse avant mon tournant à 180° vers la spiritualité, j’avais gagné 7000€.

Seulement voilà… quelques mois avant ça, en mars 2016, j’ai vécu un éveil brutal de kundalini.

Moi qui étais ultra athée et cartésienne, je n’aurais jamais pensé qu’il y avait autre chose que mon corps et cette planète. Je n’avais pas été élevée dans une religion, nous n’avions absolument aucune culture spirituelle. Pour moi quand tu mourais ben tu mourais, je ne me posais même pas de questions. Dans le domaine, en clair, je n’étais absolument nulle part !

En juin, à peine 3 mois plus tard, je canalisais déjà le nom d’ « Entrepreneures Spirituelles ». J’avais tout de suis acheté le nom de domaine sans avoir aucune idée de ce que j’allais en faire. C’est en octobre que le « hasard » m’a amenée à participer à un séminaire de Laurent Levy (un éveillé qui enseignait Un Cours En Miracles) et là tout s’est définitivement ouvert. J’ai eu une vision - moi être à sa place sur scène et donner un séminaire spirituel - et j’ai vécu ma première expérience absolument extraordinaire avec le Tout.

Il n’y avait plus de possibilité de marche arrière après ça.

Dès le mois suivant (novembre 2016) je lançais le site d’Entrepreneures Spirituelles, où tu lis ces mots à l’instant-même. Je ne savais pas où ça allait me mener, quoi faire, quoi proposer, comment en vivre. Je savais juste une chose : les newsletters pour moi c’était fini. Comment m’intéresser encore au marketing alors que j’étais maintenant ultra connectée et que je venais de goûter au Tout de manière surréaliste ?

Cette période de ma vie fût très intense. Je vivais des expériences incroyables et, sans le savoir, j’étais partie maintenant à la quête de la Connaissance. J’ai tout de suite su au fond de moi que la vraie question à laquelle je devais m’intéresser était de savoir QUI JE SUIS.

En mars 2017, un an après la kundalini, j’ai décidé d’écrire un livre. Un recueil où j’ai listé la presque totalité de mes expériences sur une année. Il s’était passé tellement de choses, je savais que le temps effacerait ma mémoire. Et puis je me suis dit que si quelqu’un vivait ces choses et cherchait des témoignages histoire de ne pas se penser dingue… 

Cet éveil je l’ai vécu dans la solitude. J’avais très peu de connaissances qui pouvaient me comprendre. Ma famille riait de moi, ma meilleure amie de 30 ans avait rompu avec moi gênée de ce que j’étais devenue… Mon mari y croyait assez mais ça lui faisait tellement peur que je ne pouvais pas en parler.

Après un an d’exploration et de remise en question de tout mon système, du paradigme de ma vie, j’ai bien entendu fait une crise existentielle doublée d’une crise d’identité et… une belle dépression. Durant 9 mois je ne suis plus parvenue à travailler. Mon site et mes réseaux sociaux étaient à l’abandon. Des femmes m’écrivaient, inquiètes de cette disparition soudaine.

Pour couronner le tout, j’étais aussi tombée enceinte en plein dans cette période noire. À 43 ans, alors que j’avais dû passer par la case de la fécondation in vitro pour Alessio. En cette fin de 2017, je venais d’arriver en Italie et je n’avais pas de gynécologue ici. Lors d’un passage en Belgique j’en ai profité pour faire une visite, j’avais déjà dépassé les 5 mois de grossesse. C’est là que la triste nouvelle est tombée : mon bébé était trisomique. J’ai alors pris la décision de mettre fin à cette grossesse et ce fût probablement la période où j’ai le plus pleuré de ma vie.

Mais, malgré la tristesse, pas un instant je n’ai douté que la vie était parfaite. J’avais maintenant la FOI.

Effectivement, deux semaines seulement après cette épreuve je relançais enfin Entrepreneures Spirituelles. J’étais prête pour un nouveau chapitre de ma vie ! Je m’en souviens très bien, je ne pouvais pas l’expliquer mais je savais que mon petit Eliott m’avait libérée de quelque chose. Comme s’il m’avait fait un grand nettoyage. Ce qui a été confirmé par la suite.

Nous voici donc aujourd’hui… après ces nombreuses péripéties et, encore et toujours, une exploration intense sur le plan spirituel.

J’ai maintenant à coeur d’accompagner ces femmes merveilleuses que sont les entrepreneures spirituelles. Leur montrer le chemin de la souveraineté, les aider à surmonter la peur d’être visible, et à OSER. Oser être soi, oser se lancer, oser embrasser la grande mission qui les anime.

J'ai renoué avec mes connaissances marketing mais je les ai transformées en quelque chose d'humain et de sacré afin de pouvoir répondre à ces femmes intuitives qui souhaitent rester alignées.

Lorsque les femmes se mettent ensemble, grandes et puissantes créatrices, elles bougent des montagnes. Et, plus que jamais, le monde a besoin de cette force tranquille.

Delphine ❤️